mardi 26 février 2008

Premières Lectures

Comme dit précédemment, la plupart des films classiques de Disney sont des adaptions d'oeuvres littéraires de plusieurs auteurs de toutes les époques. C'est pourquoi je tiens à inclure dans mon étude une certaine analyse littéraire, afin de pouvoir mieux déceler la valeur et les messages de Disney de part les modifications (ou non) ayant été apportées aux histoires.
J'ai donc débuté par les contes des frères Jacob et Wilhelm Grimm, auteurs allemands du début du XIXe siècle, soient Cendrillon, La belle au bois dormant et Blancheneige (qui s'écrit en effet en un seul mot dans le conte). Il est est à noter que l'on retrouve aussi ces contes chez Perrault, dont je ferai la lecture sous peu.

Ma première réaction à la suite de mes lectures est la suivante: je suis surprise mais aussi légèrement choquée par les éléments un peu sanguinolants des histoires, dans un extrait de Cendrillon, par exemple: " Alors [la méchante belle soeur] alla dans la chambre et put faire entrer ses orteils dans la chaussure, mais son talon était trop grand. Alors sa mère lui tendit un couteau et lui dit: " Coupe-toi un bout de talon. Quand tu sera reine, tu n'auras pas besoin d'aller à pied." La jeune fille se coupa un morceau de talon, força son pied à entrer dans la chaussure, réprima sa douleur et sortit retrouver le prince. Alors il la prit sur son cheval comme sa fiancée et partit avec elle. [...] Il baissa les yeux vers le pied et vit que le sang coulait de la chaussure et montait tout rouge le long des bas blancs." On retrouve le même genre de détail dans Blancheneige, où la méchante reine se cuisine le foie et les poumons qu'elle croit être ceux de sa belle-fille... Je constate donc que Disney a quelque peu modifié ces éléments afin de pouvoir présenter ses films à un jeune public, et avec raison, ayant moi-même été marquée par Barbe-Bleue de Perrault étant petite fille (il y avait des images de cadavres dans mon livre de contes, j'en ai cauchemardé longtemps), je pense qu'il est justifié de gommer ces détails au profit d'actions plus "douces", tout en en conservant le sens. Surtout, je trouve le style des Grimm plus scientifique qu'artistique, ce qui s'explique bien puisqu'ils songeaient avant tout à transcrire et publier les contes populaires de la tradition orale afin qu'ils ne tombent pas dans l'oubli. Les Grimm ont donc davantage agi comme "folkloristes" que comme de véritables auteurs.

Ma seconde lecture fut celle de La petite sirène de H. S. Andersen, auteur danois du XIXe siècle également. Le style d'Andersen n'a rien à voir avec celui des Grimm, il est au contraire saisissant de beauté et de poésie, il prend aux tripes et émeut aux larmes. Un véritable coup de coeur, c'est tout ce que j'ai à dire. Je ne me souviens pas bien du dénouement que Disney lui a donné dans son dessin animé, mais en toute logique (happy end oblige), la sirène et le prince vécurent sans doute jusqu'à la fin des temps. Il en est vraiment autrement dans le conte, où, muette et souffrante, la sirène se résigne à vivre (mourir...) sans l'amour de son prince après lui avoir tout sacrifié sans qu'il n'en sache rien.
"Et la petite sirène, élevant ses bras vers le ciel, versa des larmes pour la première fois. Les accents de la gaieté se firent entendre de nouveau sur le navire; mais elle vit le prince et sa belle épouse regarder fixement avec mélancolie l'écume bouillonnante, comme s'ils savaient qu'elle s'était précipitée dans les flots. Invisible, elle embrassa la femme du prince, jeta un sourire à l'époux, puis monta avec les autres enfants de l'air sur un nuage rose qui s'éleva dans le ciel." Ainsi se termine le conte... On est loin de Sébastien et de Polochon, vous ne croyez pas ? Dommage qu'un si beau conte ne trouve écho aujourd'hui que dans une animation qui n'a plus grand chose à voir avec la sensibilité du texte de ce ptit génie d'Andersen.

Sources:
ANDERSEN, Hans Christian, Contes, Éditions Garnier-Flammarion, Paris, 1970, p.29 à 60
GRIMM, Jacob et Wilhelm, Contes, Éditions Gallimard, 1976, p.96 à 106, 138 à 157



dimanche 24 février 2008

Allez, au boulot...

(image tirée de Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père, 2008)



Bon bon, 2 semaines sont passées et j'ai commencé mes recherches qui m'ont permis de préciser mon sujet. J'ai donc décidé de consacrer une plus grande partie à Disney, et de le comparer par la suite à l'animation asiatique, européenne, canadienne, bref, à tout ce qui n'est pas Disney.


En me baladant sur les forums d'allôciné (http://www.allocine.fr/) et sur certains autres sites, j'ai découvert des opinions et des faits plustôt intéressant concernant Disney. D'abord, concernant la "publicité" que Disney ferait aux États-Unis, une brochure représentant Disneyland le revendique: "Disneyland sera basé et dédié aux idéaux, rêves et réalités qui ont créé l'Amérique. Et il sera uniquement bâti pour mettre en relief ces rêves et réalités et les utiliser comme source de courage et d'inspiration pour le monde entier...". On peut donc sans doute en conclure que les films de Disney sont construits avec le même but, non ? Walter Disney étant un homme qui fut reconnu comme républicain, patriote, prônant l'ordre moral, la foi dans la science, l'économie de marché, il ne s'est jamais vanté de faire de l'art, bien au contraire. Il ne qualifiait pas son travail comme de l'art: "[...] il fait partie du show-business: c'est le business-divertissement". Entreprise artisitique ou industrielle ?

J'ai aussi pris connaissance d'une théorie intéressante. Comme chacun le sait, plusieurs des films de Disney sont des adaptations de contes classique des frères Grimm ou de Charles Perrault. Cependant, Perrault n'a fait que coucher sur papier des contes de tradition orale, afin de pouvoir les présenter à un public plur large. Aux yeux des chercheurs, ces contes sont issus d'une création collective, et non de l'oeuvre d'un seul homme. Chaque conte avait des centaines de versions, mais les auteurs ont en quelque sorte "figé" l'histoire en une seule version. Disney aurait donc amplifié le phénomène en ne donnant au public qu'une seule représentation de Blanche-Neige, Aurore, etc. Ainsi, Disney ne participerait-il pas à la mise en place d'une sorte d'imaginaire mondial, unique ?



J'ai aussi trouvé un site où certaines personnes se sont amusées à déceler des messages sexuels dans les Disney: http://pagesperso-orange.fr/jcmy/Dossiers/Sexe.htm


Je pense personnellement qu'il faut être sacrément obsédé pour voir des zizis partout, donc je ne pense pas utiliser ce site comme source.



Un exemple, dans Bernard et Bianca qui semble authentique (Disney aurait rappelé 3,4 millions de VHS contenant ces images...) :


Il faut regarder dans la fenêtre derrière les souris.

Bonne journée !










jeudi 7 février 2008

"Cahier de projet, version imprégnation"

Sous ce titre bien vague se chache un truc très simple: mon plan de rédaction tel que je le vois pour l'instant, à la lumière de la seule et unique lecture que j'ai faite... donc sans doute un peu imprécis pour l'instant, mais je ne peux pas vraiment faire plus. J'ai réussi, finalement. Mais je continue de penser que ça ne vaut pas 30%.


Cahier de projet: version imprégnation


Un regard global sur le cinéma d'animation (quel pléonasme !) par rapport au cinéma "traditionnel", mais aussi pour ce qu'il est lui-même.


Matrice

Sujet: Le cinéma d'animation: étude

1. Introduction:

1.1 Citation sur les études (Cinéma 57, n°14, 1957) La citation occupe la première page
1.2 Place du cinéma d'animation
1.3 Raison et but de l'étude

2. Définition:

2.1 Différencier les procédés, montrer ce qu'ils ont en commun:
- Le dessin
- La modélisation
- La pâte à modeler
- Autres: aiguilles, etc.

3. Histoire:

3.1 Petite histoire du cinéma d'animation et son influence sur le paysage d'aujourd'hui :

- Pionniers (texte)
- Ligne du temps
(texte)
- Dates Clés
(Graphique, tableau)

(Références possibles: Mickey Mouse, Felix le chat, Tron, Toy Story)

4. Le cinéma d'animation canadien:

41. Caractéristiques esthétiques, scénaristiques, techniques
(Par exemple: Norman McLaren)
4.2 Sa contribution à l'histoire mondiale (ONF, etc)

5. Le cinéma d'animation européen:

5.1 Caractéristiques esthétiques, scénaristiques, techniques
5.2 Contribution à l'histoire mondiale (Studios majeurs)

(Références possibles: La prophétie des grenouilles, Persepolis, Wallace & Gromit)

6. Le cinéma d'animation asiatique (japonais):

6.1 Caractéristiques esthétiques, scénaristiques, techniques
6.2 Studios Ghibli (entre autres)
6.3 Contribution à l'histoire mondiale

(Références possibles: Hayao Miyazaki --> Le voyage de Chihiro)


7. Le cinéma d'animation américain:

7.1 Caractéristiques esthétiques, scénaristiques, techniques
7.2 Studios Disney, Pixar, Dreamworks, indépendants (Pour ou contre Disney ?)
7.3 Contribution à l'histoire mondiale

(Références possibles: Le livre de la jungle, Toy Story, Shrek)


8. Conclusion


8.1 Avenir du cinéma d'animation, progrès techniques, films à venir, etc.

mardi 5 février 2008

Larguée...



Suis-je la seule à être complètement paumée pour ce qu'on doit remettre jeudi ?!

J'ai bien un petit plan de projet, certaines choses que je tiens à inclure, un certain concept, un certain but, mais est-ce suffisant à rendre pour un travail sensé valoir 30 % ? TRENTE POURCENT !!! Je préfère la philosophie selon laquelle le résultat final importe plus que les moyens pour y arriver...



samedi 2 février 2008

Liste

Voici une liste assez grossière des films (de toutes les époques et de tous les pays) auxquels il sera intéressant de faire référence dans mon étude. Les titres suivis d'un astérisque montrent ceux que je prévilégie pour un visionnement... Je devrai l'épurer un peu puisque qu'ils sont actuellement au nombre hallucinant de... 23 ! (Je me transforme sur-le-champ en Jim Carrey et je deviens psycho... comprenne qui voudra :P Breffffffff)
Je mettrai donc de l'ordre dans cette liste au cours de mes recherches :)


  • A wild Hare
    Akira
    Assassinat d'un oeuf
    Aventures fantastiques
    Blanche neige et les sept nains *
    Blinkity Blank
    Caprice en couleurs
    Chicken Run
    Closed Mondays
    Demonlover
    En harmonie avec la montagne et l'eau
    Fantasia *
    Fantasmagorie *
    Fritz the cat
    Gertie le dinosaure
    Ghost in the Shell
    Jason et les argonautes
    Kimba, le lion blanc *
    Kirikou et la sorcière *
    Koko le clown
    L'homme qui plantait des arbres *
    L'âge de glace
    L'étrange Noël de monsieur Jack *
    La demoiselle et le violoncelliste
    La faim
    La Main
    La prophétie des grenouilles *
    La Rue
    La traversée de l'Atlantique à la rame
    Le bergère et le ramoneur *
    Le bossu de Notre-Dame
    Le Château des singes
    Le conte des contes *
    Le Criminel *
    Le Fleuve aux grandes eaux
    Le lion qui craignait la souris
    Le livre de la jungle *
    Le mariage du hibou
    Le Naufrage du Lusitania
    Le paysagiste
    Le Roi et l'oiseau
    Le Roi Lion
    Le serpent blanc *
    Le tombeau des lucioles
    Le vieil homme et la mer *
    Les aventures du prince Ahmed
    Les possibilités du dialogue
    Les têtards à la recherche de leur maman
    Les triplettes de Belleville
    Les trois petits cochons
    Les voyages de Gulliver
    Mes voisins les Yamada
    Mon voisin Totoro
    Mosaïque *
    Out of the Inkwell *
    Perfect Blue
    Persepolis
    Pompoko
    Porco Rosso
    Princesse Mononoké
    Robinson et compagnie
    Rythmetic
    Shrek
    Steamboat Willie *
    Sur terre, en mer et dans les airs
    Toy Story
    Tron *
    Une nuit sur le mont chauve *
    Wallace et Gromit, le mystère du lapin garou *
    Yellow Submarine